Robert Laffont

SILVERBERG Robert – Les déportés du cambrien

Réf: sf-rlrsdc
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Description
Avis

Titre original « Hawksbill station » Robert Silverberg, 1968.

Traduit de l’américain par Guy ABADIA

Extrait

1/   Un milliard d’années plus loin dans le flux temporel, l’énergie s’engouffrait dans le Marteau véritable, celui-ci ‘étant qu’une réplique partielle qui faisait office de terminal. D’instant en instant, la vaste salle dont tous les condamnés de Hawksbill Station avaient gardé le souvenir sinistre se saturait de puissance presque tangible. Un homme – ou peut-être un simple chargement de matériel – attendait, au centre de l’Enclume originale, d’être englouti par le destin, en l’occurrence l’Effet Hawksbill, et expédié d’une traite au tout début du Paléozoïque. Barrett se souvenait des yeux triomphants et glacés qui l’avaient observé jusqu’au dernier moment, comme pour lui dire leur joie d’être débarrassés de lui. Et quand l’atroce machine avait accompli son office, il avait eu, littéralement, l’impression de recevoir un grand coup de marteau sur la tête et de se trouver enfoncé à travers le mur du continuum. D’où les métaphores généralement en usage.

 

2/   Quesada intervint alors dans la conversation :

   - Et si ce n’était pas du tout un politique ? S’ils se mettaient à nous envoyer des condamnés d’un tout autre genre ? Je ne sais pas moi. Des forcenés de la hache. Le type tranquille qui massacre seize personnes à coup de laser un dimanche matin devant sa maison. Ça expliquerait qu’il n’y connaisse rien en politique.

   - Et il se prétendrait économiste, renchérit Norton, parce qu’il ne tient pas à ce que tout le monde sache pour quelle raison on l’a envoyé ici.

   - Je ne crois pas, dit Barrett en secouant doucement la tête. S’il se tait, c’est parce qu’il est timide ou embarrassé. N’oubliez pas qu’il vient à peine d’arriver. Expulsé sans rémission de son propre pays. En laissant derrière lui, qui sait, une femme et un gosse. Il n’est peut-être pas d’humeur à participer à des discussions philosophiques et abstraites. Souvenez-vous du jour où vous êtes arrivés. Vous aviez envie de rester tout seuls et de pleurer en silence. Fichons-lui la paix. Il parlera quand il en aura envie.

 

3/   Résumé

   Ils avaient été des révolutionnaires, nihilistes, léninistes, maoïstes, staliniens, agitateurs, poseurs de bombes, ou tout simplement conspirateurs en chambre de ces dernières années du XXe siècle.

   Ils avaient été arrêtés, plus ou moins maltraités et déportés par un gouvernement trop magnanime pour condamner à mort. Plus loin que l’Alaska, la Sibérie, ou l’Antarctique. Dans un endroit d’où l’on ne revient pas. Le passé.

   L’ère primaire, le Cambrien. Un milliard d’années avant notre ère.

   Le Marteau, ce gigantesque piston à refouler dans le temps les dépose sans espoir de retour dans un monde où la vie n’a pas encore quitté les océans.

   Avec les années, ils succombent peu à peu au désespoir et à la folie.

   Jusqu’à ce que survienne Lew Hahn, qui ne ressemble en rien à un prisonnier politique.

   Pourquoi a-t-il été condamné ?

 

Descriptif

Editions Robert Laffont Ailleurs et Demain année 1978 ISBN 2221001095, Bon Etat général, couverture souple, tranche et dos un peu passés et marqués, intérieur frais, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché grand format de 13,7x21,6 cm, 216 pages



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