Michel Lafon

VAN DEN HEEDE Jean-Luc – L’océan face à face

Réf: d-mljlvdhoff
5,00 € TTC
 En stock
Ajouter au panier
Description
Avis

Tour du monde « à l’envers » à la voile, en solitaire et sans escale : le record

Extrait

1/   Cependant, le reste de l’année, mon horizon se limite, pour l’essentiel, à Livarot et aux murs de l’institution Saint-Joseph…

   En troisième, je deviens surveillant des petits, les sixièmes et cinquièmes. Leur pion est tombé fou. Le jour du Carnaval, les élèves, déguisés en fantômes, ont fait irruption dans son dortoir. Cela a été le stress de trop. Sa raison, déjà chancelante, a sombré définitivement.

   L’intérêt d’être surveillant est double. Je gagne quelque sous et, en plus, je dispose d’une sorte de chambre personnelle. Je continue de lire énormément de livres sur la mer et les marins. Et je ne travaille pas trop mal. En outre, je traverse une sorte de crise mystique. Je me verrais assez bien devenir curé…

   La révélation que ma voie est ailleurs me vient soudainement, l’année suivante, le soir de Noël.

   Je me trouve à Amiens, chez mes grands-parents.

   Ma grand-mère, de plus en plus malade, n’accepte e sortir de chez elle qu’à la nuit, pour ne pas être vue des voisins. Mon grand-père la soutient d’un côté et moi de l’autre. Elle marche à tout petits pas, très lentement, avec peine. Promenade pathétique. La rue est déserte. Il est environ 10 heures du soir. Soudain, d’une maison, nous parviennent les échos de conversations joyeuses, de rires. C’est Noël. Des gens font la fête. A cet instant précis, j’ai la révélation que je suis bien plus fait pour cette vie-là, pour les rires et la joie, que pour l’austérité ecclésiastique…

 

2/   Résumé

   Il voulait le relever, ce défi : le tour du monde d’est en ouest, c’est-à-dire « à l’envers », contre les vents, les courants et les éléments déchainés. En 1999 sa coque l’avait lâché ; en 2001, il avait dû renoncer à cause d’un problème de quille ; en 2003, il démâte ; le 11 mars 2004, il arrive, souriant, aux Sables-d’Olonne ; il a gagné !

   Il nous raconte ici ce périple extraordinaire : 122 jours seul à bord, des conditions de survie dantesques, face à des vagues qui déferlent sans fin. Il faut louvoyer, réparer, rester sur le qui-vive. L’homme peste, le bateau gémit. En un siècle, trois navigateurs seulement ont réussi cet exploit !

   Ces pages retracent les péripéties de cette incroyable aventure, véritable leçon d’audace et de ténacité, qui a valeur d’exemple pour toutes les générations, marins ou non. Mais ce livre est aussi l’histoire d’une vie heureuse et opiniâtre, celle d’un prof de maths qui réserve ses loisirs à une mission exigeante, et qui garde toute sa modestie. « Je suis un mec normal », dit cet homme qui, à l’âge ou d’autres organisent leur retraite, a gardé l’enthousiasme et la témérité de la jeunesse.

 

Descriptif

Editions Michel Lafon année264 2004 ISBN 2749901448, Bon Etat général, couverture souple, tranche et dos légèrement passés et marqués, intérieur frais, tranches des pages un peu salies, livre broché d’occasion grand format de 14,3x20,3 cm, 288 pages + 8 de photographies en couleur



Aucun avis n'a encore été laissé sur ce produit, soyez le premier à laisser votre avis.
Produits pouvant vous intéresser