Deux coqs d'or

VERY Pierre – Les métamorphoses

Réf: j-dcopvm
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Description
Avis

A partir de 10-12 ans

Illustration couverture de Mathieu LAUFFRAY

Illustrations intérieures de Denis BAJRAM

Extrait

1/   « Qui va là ? Le mot, ou je tire…

   - T’es rien pochetée, Camille ! C’est Vautour.

   - Le mot ?

   - Simoun et mustangs !

   - Salut, Vautour.

   - Rat Musqué, salut. »

   Le Vautour des Sables s’enfonce en reniflant dans les avenues visqueuses du Repaire. Là on ne voit goutte. Invisibles, deux Touaregs chuchotent.

   « Attention, dit quelqu’un. Quatre ou cinq grattements légers. Chacun suscite une maigre étoile qui aussitôt meurt. Zut, zut, et zut !

   - Alors les brigands, quoi vous fichez ? vous allumez ou vous allumez pas ?

   - Toi, la ferme ! Rien à chiquer avec ces allumettes ; c’est des de la Régie, alors… Bougez pas, j’essaie la dernière. »

   Un silence, à peine troublé par trois respirations oppressées. Un éclair, puis la nuit. Raté ! Y a plus qu’à poireauter maintenant.

   ‘Vous ne savez pas, un jour on devrait installer un feu, dans une cage, propose une voix trémulante.

   - Un feu dans une cage ! Et les cheminées alors, c’est fait pour mettre des oiseaux p’t’être ?

 

2/   A l’aube de cette journée qui devait voir sa capitulation ou sa mort, à en croire les Touaregs, Jean Sucre attaqua La Danse macabre. Il attaquait ainsi cet air deux fois le jour : au lever et au coucher. Toutefois, le matin, d’un rythme plus vif, plus alerte, quasi guilleret. Car, ; à cette heure, c’était la partie triomphante de l’œuvre que le vieil âne croyait devoir rendre, la fin en désordre du ballet, la déconfiture des phantasmes. Il les voyait, les spectres, dadais, nigauds, niquedouilles et compagnie, grande bande d’ossements que démange le souvenir des scottishes, des mazurkas, des polkas, ramasser à la hâte, pêle-mêle dans la nuit toute déchirée de cris de coqs, les menues pièces anatomiques tombées de leur squelette, dans le feu du plaisir, dans le tournoiement de la valse – qui un doigt, qui un orteil, qui un bout de nez, qui un bout d’oreille, petits boulons, petits écrous qu’ils rajusteraient à loisir, outre-tombe – et se replier en débandade, bousculés par les vigoureuses décharges d’harmonie et le naissant orage de la lumière.

 

3/   Résumé

   Pierre Véry, auteur entre autres, du très célèbre Les Disparus de Saint-Agil, mêle avec bonheur dans ses livres enquêtes policières et fantastique inquiétant.

   Jean Sucre tenait encore le rasoir dont, bien davantage par manie que souci d’esthétique, il tranchait chaque jour à heure fixe, pour l’irritation de Flambinel, les poils de son nez.

   Le billet des Fils de Pomaré n’’avait donc suscité aucun meurtrier…

   Pourquoi Sucre s’était-il donné la mort ?

   Pourquoi justement, à l’aide d’un rasoir ?

   Et pourquoi, justement, ce jour-là ?

   De mystère en métamorphose, l’énigme rebondit…

 

Descriptif

Editions Deux coqs d’or année 1995 ISBN 9782013921619, Bon Etat général, couverture rigide, tranche et dos légèrement marqués, intérieur assez frais, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion relié format poche de 11,7x17,3 cm, 192 pages



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