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WODEHOUSE P.G. – Jeeves dans les coulisses

Réf: re-1018de1793
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Description
Avis

Titre original « Jeeves in the offing »

Traduit de l’anglais par Claude ALENGRY

Extrait

1/   Je m’éloignai du téléphone en traînant ce que vous pourriez pratiquement appeler « des pieds de plomb ». J’avais le sentiment que tous les éléments étaient réunis pour faire une jolie mélasse… Bobbie Wickham, à elle seule, avec sa tendance à tout mettre sens dessus dessous, et à trouver pour chaque jour qui passe une façon nouvelle d’ébranler les bases de l’humanité, y serait déjà aisément parvenue. Ajoutez Aubrey Upjohn, et le mélange devenait véritablement trop riche. J’ignore si le hareng Saur remarqua, lorsque je vins le rejoindre, à quel point mon front avait pâli sous l’effet de l’inquiétude – ainsi que j’ai entendu Jeeves exprimer la chose -. Probablement pas, car il était en train, à ce moment-là, de s’attaquer aux toasts et à la marmelade, mais tel était pourtant le cas… Comme cela m’était arrivé maintes fois auparavant, je sentais planer la menace d’un Destin Funeste. Quelle forme exacte prendrait-il ? J’étais bien sûr incapable de le dire – ce pouvait être une chose où l’autre -, mais une voix semblait me chuchoter à l’oreille que, de toute façon, il était écrit que Bertram, dans un avenir plus ou moins proche, allait en prendre un bon coup dans le gésier.

   - C’était ma tante Dahlia, dis-je.

 

2/   Au Club des Bourbons – ainsi d’ailleurs qu’à d’autres endroits que j’ai coutume de fréquenter -, vous entendrez de nombreux commentaire sur le sang froid de Bertram Wooster, ou encore son « Self-Control », ainsi qu’on l’appelle souvent, et il est généralement admis que ce dernier est hors du commun. Aux yeux de beaucoup de gens – et je ne dirai pas qu’ils ont tout à fait tort – j’apparais, j’imagine, comme l’un de ces héros en acier trempé dont on parle tant dans les livres. Toutefois, il est possible de trouver un léger défaut à ma cuirasse : il suffit pour cela de me mettre subitement en présence d’éminents soigneurs de dingues déguisés en maîtres d’hôtel !

   Il était hors de question d’imaginer que j’avais pu faire erreur sur la personne en supposant que l’homme alors en train de s’éloigner à grandes enjambées vers la maison, après avoir déchargé les fruits, était le vrai sir Robert Glossop. Il ne pouvait y avoir deux individus possédant ce vaste front dégarni et de pareils sourcils en broussailles ! Or, je tromperais ma clientèle si je disais que je demeurai impassible en le voyant. L’effet qu’eut sur moi cette apparition fut tel que je sursautai violemment, et nous savons tous ce qui se produit si ous sursautons alors que nous tenons une tasse pleine de thé… Le contenu de la mienne vola dans l’espace pour venir se poser sur le pantalon d’Aubrey Upjohn, licencié ès-lettres, qui s’en trouva passablement humecté… En fait, il ne serait pas du tout exagéré de dire que le pauvre bougre se trouva littéralement revêtu de thé !

 

Descriptif

Editions 10/18 Domaine étranger 1793 année 1991 ISBN 226400780X, Assez Bon Etat général, couverture souple, tranche et dos moyennement passés et marqués, pages jaunies, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché format poche de 11x17,8 cm, 256 pages



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