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WODEHOUSE P.G. – Sally entre en scène

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Description
Avis

Traduit de l’anglais par Marion GILBERT et Madeleine DUVIVIER

Titre original « The adventures of Sally »

Extrait

1/   Sally était assise le dos contre une dune de sable doré, regardant de ses yeux mi-clos les citoyens de Roville-sur-Mer vaquer à leurs occupations familières de la matinée. A Roville, comme dans la plupart des stations balnéaires françaises, le matin est le moment où les populations s’assemblent en nombre sur la plage. Des pères de famille moustachus font de vives taches de couleur à l’arrière-plan, tandis que leurs amis et leurs parents se réunissent en groupes sous le gais parasols. Des chiens errent de-ci de-là, et les enfants creusent industrieusement le sable avec leurs pelles, interrompant parfois leur besogne pour se taper avec ces outils propices. L’un des chiens, un caniche d’aspect militaire, s’approcha de Sally et, découvrant une boîte de bonbons, décida de rester et d’attendre les événements.

   Peu de choses sont aussi agréables que l’attente que nous en avons, mais les vacances de Sally faisaient exception à cette règle. Ç ‘avait été un mois de bonheur et de paresse. Elle allait d’une ville française à l’autre, jusqu’à ce qu’enfin le charme de Roville, avec son ciel bleu, son casino, ses hôtels blancs le long de la Promenade, sa lumière et sa gaieté l’eussent amenée à s’arrêter là. Elle y serait restée si la voix de l’Amérique ne l’eût appelée. Gérard écrivait, annonçant que Le Chemin des Primevères allait être donné à Détroit, avant de paraître à New York, de sorte que, si elle voulait être là pour la générale, il lui fallait revenir sur le champ.

 

2/   Ginger très alerte quand il s’agissait de fournir un effort physique, avait suivi Sally ; sauter dans un taxi fut pour eux l’affaire d’un instant. Le train s’ébranlait quand les deux amis se précipitèrent sur le quai. Ginger ouvrit la portière du wagon le plus proche, souleva adroitement Sally dans ses bras et la lança dans le train. Elle tomba sur les pieds d’un voyageur qui occupait la place du coin et rebondit vers la fenêtre. Ginger, fidèle jusqu’au bout, trottait le long du train dont la vitesse s’accélérait.

   « Ginger, mon pauvre porteur… donnez-lui un pourboire, j’ai oublié !

   - Entendu !

   - Et n’oubliez pas ce que je vous ai dit.

   - Non, bien sûr !

   - Songez à vous-même et zut pour « la famille ».

   - D’accord ! »

   Le train s’éloigna lentement de la gare.

   Sally jeta un dernier regard sur son rouquin d’ami qui s’était arrêté et agitait son mouchoir. Puis elle se tourna vers son voisin pour s’excuser.

   « Je regrette beaucoup, fit-elle hors d’haleine, j’espère que je ne vous ai pas fait mal ? »

   Elle se trouva face à face avec le cousin de Ginger l’homme brun, avec le héros de l’incident de la veille sur la plage, Bruce Carmyle.

 

3/   4e de couverture

   « Si vous cherchez une définition de l’humour anglais, vous risquez de vous caser les dents. Mais si vous cherchez un roman plein de cet humour, prenez celui de Wodehouse : les lieux sont imprévisibles, les personnages à nul autre pareils et, s’ils entament un dialogue, la répartie qui fuse, celle qui suit et toutes les autres ne sont jamais ce qu’on attend. Inracontable ! »

   Libération.

 

Descriptif

Editions 10/18 Domaine Etranger 2868 de 1997 ISBN 2264024232, Etat général Assez Bon, couverture souple, tranche et dos passés et un peu marqués, intérieur frais, tranches des pages moyennement salies, livre d’occasion broché format poche de 11x18 cm, 256 pages



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