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EBLY Philippe – La fin des temps troublés

Réf: j-hbvci16
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Description
Avis

Tome 16 de la saga Les Conquérants de l’impossible

Illustrations d’Angel ARIAS-CRESPO

Extrait

1/   Les quatre adolescents s’étaient arrêtés en face de l’océan. Leur voyage temporel venait de se terminer deux ou trois minutes plus tôt, et ils regardaient à présent les vagues qui déferlaient sur le sable, à quelques pas devant eux. Au-dessus de leurs têtes, des goélands volaient en larges cercles, dans un beau ciel sans nuages.

   Il s’agissait de trois garçons et d’une fille, dont les âges se suivaient de près. Tout quatre étaient habillés comme on l’était en 2159, avec des vêtements qui ressemblaient fort à ceux qu’on portait au début du Moyen Age – une courte tunique de bure, serrée à la taille par une ceinture en peau de chèvre, des braies d’étoffe grossière, et de courtes bottes en cuir mal tanné.

   « Ça fait quand même quelque chose de revoir tout ça, dit un des garçons. On retrouve la mer à sa vraie place, comme autrefois. C’est comme s’il n’y avait pas eu de Second Déluge. »

   Le garçon qui venait de parler ainsi – Serge – pouvait avoir dix-sept ans. Il était mince et blond, de ce blond très clair qu’on rencontre surtout dans le Nord de l’Europe, et il avait le teint bronzé de ceux qui vivent beaucoup au grand air. Il regardait la mer en parlant, comme s’il ne voulait rien perdre de tout ce qu’il avait sous les yeux. On le sentait heureux de vivre et heureux d’être là. Puis il poursuivit, avant qu’un de ses compagnons ait eu le temps de répondre.

   « Non ! dit-il. Ce ne sera jamais plus comme avant. Toute cette côte est restée plus de quatre-vingt-dix ans sous la mer. Et ça se voit… »

 

2/   Il n’y eut aucune alerte au cours de la nuit, et le voyage se poursuivit le lendemain, toujours sans incident. A la fin de l’après-midi, le convoi s’arrêta devant un fortin tout pareil à celui qu’il avait quitté la veille. A l’entrée, on retrouvait l’écusson « d’azur barré de gueules », qui se voyait à peu près partout sur les terres d’Erer Kaloneg.

   Tout de suite, une quinzaine de gardes sortirent et vinrent entourer le convoi. Gwenaël descendit de son cheval, confia les rênes à Thibaut et alla trouver l’homme qui conduisait le premier chariot. C’était un homme d’une quarantaine d’année, plus autoritaire que les autres, et qui semblait le chef des marchands.

   « Nous avons traversé tout le domaine d’Erer Kaloneg, expliqua Gwenaël. Si tu regardes au nord-ouest, tu verras le premier fortin de Naër Enoruz. Le moment est venu de faire nos comptes, et de payer l’escorte.

   - Certes, répliqua l’homme. Mais aucun hors-la-loi ne s’est montré à l’horizon, et l’escorte n’a pas fait grand travail, en vérité… »

   Gwénaël ne s’émut pas pour si peu.

   « Si tu n’avais pas eu d’escorte, dit-il tranquillement, tu aurais sûrement vu des bandits. Et ils ne t’auraient pas regardé passer de loin. A l’heure qu’il est, les marchandises seraient perdues et ton corps serait déjà dévoré par les pieuvres et les araignées de mer.

 

Descriptif

Editions Hachette Bibliothèque Verte Les conquérants de l’impossible 16 année 1985 ISBN 2010098161, Bon Etat général, couverture rigide, tranche et dos un peu passés et marqués, intérieur assez frais, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion relié format poche de 11,6x17,3 cm, 162 pages



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