Le livre de poche

MITTERRAND François – Ma part de vérité

Réf: d-ldp3335
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Description
Avis

Extrait

1/   Je limiterai mes réflexions sur ce sujet que j’ai abondamment traité ces dernières années. Je rappellerai seulement qui si j’ai voté contre la Constitution ç’a été davantage contre le contexte que contre le texte, cependant discutable. Je n’ai pas toléré qu’un élu du peuple pût renoncer sous la menace à la réalité de son mandat et l’investiture du général de Gaulle s’est déroulée sous la menace de l’armée. Je n’ai pas toléré non plus l’effondrement d’un gouvernement et d’une Assemblée qui, après une débauche d’exercices oratoires dans le style héroïque, se sont mis à genoux devant le sauveur suprême. Ce Gouvernement et cette assemblée ont livré la République. Arguer aujourd’hui qu’on ne pouvait prévoir l’évolution du régime vers le pouvoir personnel n’a pas de sens pour qui a vécu cette période, pour qui savait que le général de Gaulle avait reçu le pouvoir de l’armée avant de le demander au Parlement. Au demeurant, le général de Gaulle n’avait pas dissimulé l’idée qu’il se faisait de son rôle, de sa mission, de sa « légitimité ». Il avait annoncé la couleur. Ceux qui dans ces conditions lui ont confié les pleins pouvoirs ont perdu le droit de lui reprocher l’usage qu’il en a fait.

 

2/   Résumé

   Le jeu parlementaire et la situation politique de la France exigent que la gauche soit unie si elle veut exercer une influence sur la vie du pays. Or, dans l’éventail politique, elle est représentée par une mosaïque de tendances jalouses de leur indépendance et intransigeante dans leurs vues. Ainsi parle-t-on du parti communiste et de « la gauche non communiste » elle-même répartie entre plusieurs tendances. François Mitterrand a voulu réunir celles-ci dans une fédération. Il s’est heurté à des irréductibles, ce qui ne l’empêche pas d’espérer réussir à long terme. Il est aujourd’hui Premier secrétaire du Parti Socialiste, renouvelé après le congrès d’Epinay du mois de juin 1971.

   Issu d’un milieu aisé mais libéral, el est venu au socialisme par raison et sens de justice et à l’opposition par la même démarche. Résistant, député, plusieurs fois ministre, il s’est décidé à se présenter à l’élection présidentielle de 1965 contre le général de Gaulle et a obtenu 45% des suffrages. Puis ce fut mai 1968, la création du contre gouvernement et l’échec de la gauche qu’à représenter l’élection présidentielle de 1969 où il n’était pas candidat.

   Répondant aux questions d’Alain Duhamel, François Mitterrand, qui est un des socialistes les plus représentatifs, explique ses choix et précise ses intentions avec clarté et objectivité dans son ouvrage Ma part de vérité.

 

Descriptif

Editions Le Livre de poche 3335 année 1972, Bon Etat général, couverture souple, tranche et dos un peu passés et marqués, pages moyennement jaunies, tranches des pages un peu salies, livre broché d’occasion format poche de 11,2x16,8 cm, 320 pages



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