Librairie des Champs-Elysées

CHRISTIE Agatha – A.B.C. contre Poirot

Réf: pt-lm263
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Description
Avis

Titre original « The A.B.C. Murders » Agatha Christie 1935/36

Traduit de l’anglais par François Bouillot (nouvelle traduction de 1992)

Extrait

1/   Je crois que ce fut cette première mention de l’indicateur A.B.C. qui éveilla mon intérêt pour l’affaire. Jusque-là, mon enthousiasme était – si j’ose l’expression – resté modéré. Ce meurtre sordide d’une vieillarde dans une échoppe miteuse ressemblait tellement aux faits divers dont les journaux sont friands qu’il était difficile d’en faire ses choux gras. J’avais fini par me convaincre que la mention du 1 dans la lettre anonyme était une pure coïncidence. On pouvait raisonnablement estimer que Mrs Ascher avait été victime de son ivrogne de mari. Mais l’apparition de l’indicateur des chemins de fer – bien connu sous l’abréviation A.B.C. parce qu’il donne la liste des gares par ordre alphabétique – me fit courir un frisson d’excitation le long de l’échine. Il ne pouvait tout de même pas s’agir d’une seconde coïncidence…

   Ce crime sordide prenait une dimension inédite.

   Qui était le mystérieux assassin de Mrs Ascher ? L’homme qui avait laissé un indicateur A.B.C., derrière lui ?

   En quittant le poste de police, nous prîmes le chemin de la morgue afin de voir le corps de la victime. Une étrange sensation m’envahit devant ce visage ridé, encadré de rares cheveux gris tirés sur les tempes. Un air de sérénité flottait sur ses traits, étranger à toute violence…

   - Elle n’a pas eu le temps de voir son agresseur, ni l’arme du crime, fit observer l’agent. C’est ce que dit le Dr Kerr. Heureusement pour elle, la pauvre. C’était une brave femme.

   - Elle a dû être belle, autrefois, dit Poirot.

   - Vous croyez ? murmurais-je, incrédule.

   - Mais oui, regardez la courbe de la joue, les pommettes, le modelé du visage.

 

2/   Comme je l’ai dit, les paroles de Megan Barnard, et surtout le ton cassant sur lequel elle le avait prononcés m’avaient fait bondir.

   Poirot, pour sa part, se borna à hocher gravement la tête.

   - A la bonne heure ! déclara-t-il enfin. Vous êtes intelligente, mademoiselle.

   - J’adorais Betty, reprit Megan Barnard, toujours sur le même ton détaché. Mais mon affection ne m’aveuglait pas au point de ne pas voir qu’elle se conduisait comme une andouille – et ça ne m’a pas empêchée de le lui dire plus d’une fois ! Entre sœurs, c’est comme ça.

   - Et écoutait-elle vos conseils ?

   - Il faut croire que non, répondit Megan, cynique.

   - Que voulez-vous dire par là, mademoiselle ?

   La jeune fille hésita et Poirot l’encouragea d’un sourire :

   - Je vais vous aider. J’ai entendu ce que vous avez dit à Hastings : votre sœur était une jeune fille pleine de joie de vivre, et ne fréquentait pas les hommes. En fait c’était le contraire… non ?

   - Betty n’était pas méchante, répondit Megan d’un ton posé. Comprenez-moi bien. Elle n’était pas cachotière et n’avait rien d’une grue. Pas du tout. Mais elle aimait bien sortir et danser et… Oh ! Elle ne crachait pas sur les compliments, les flatteries et les trucs comme ça.

 

Descriptif

Editions Librairie des Champs-Elysées Cl Le Masque 263 année 1998 ISBN 2702423248, Etat général Moyen, couverture souple, tranche et dos moyennement marqués et passés, pages jaunies, tranches des pages moyennement salies, livre broché d’occasion format poche de 11,2x16,8 cm, 256 pages



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