Librairie des Champs-Elysées

CHRISTIE Agatha – Les vacances d’Hercule Poirot

Réf: pt-lm351
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Description
Avis

Titre original « Evil under the sun »

Traduit de l’anglais par Michel LE HOUBIE

Extrait

1/   Hercule Poirot, quittant la salle à manger, s’arrêta dans le hall. Un souffle d’air frais entrait par les portes ouvertes. La pluie avait cessée, la brume s’était levée. La nuit était belle. Ilo sortit.

   Sur la falaise, il trouva Mme Redfern sur son banc favori.

   « Vous allez prendre froid, lui dit-il. Vous ne devriez pas rester ici. Vous allez attraper un rhume, c’est sûr.

   Mais non, fit-elle. Et d’ailleurs, qu’est-ce que ça peut faire ?

   - Voyons, dit doucement Poirot. Vous n’êtes plus une enfant, vous portez des robes longues. Il faut essayer de raisonner comme une grande personne…

   - Puisque je vous dis que je ne m’enrhume jamais !

   - Ecoutez-moi, dit Poirot. La journée a été mouillée, nous avons eu du vent, de la pluie, du brouillard. Maintenant, la nuit est calme, le ciel est clair et étoilé. Eh bien, ça, c’est l’image de la vie. »

   A voix basse, avec une sorte de fureur contenue, elle dit :

   « Savez-vous, monsieur Poirot, ce qui m’exaspère le plus ici ?

   - Non, madame.

   - Eh bien, c’est la pitié ! »

   Le mot claqua comme un coup de fouet.

   « Croyez-vous que je ne me rends pas compte ? poursuivit-elle. Que je ne vois rien ? Les gens disent : « Pauvre madame Redfern ! Pauvre petite femme !... » Je ne suis ni pauvre, ni petite, mais ils disent ça parce qu’ils me plaignent ! Eh bien, je n’en veux pas de leur pitié, je n’en veux pas ! »

 

2/   « Il ne s’agit pas d’un crime de femme. Le coupable est un homme. »

   L’inspecteur Colgate toussota, puis dit :

   « Je voudrais vous proposer une hypothèse. Supposons qu’avant de rencontrer ce M. Redfern, la dame ait eu une autre aventure avec un inconnu que nous appellerons X. Elle lâche X pour Redfern. X, ivre de rage et de jalousie, la suit ici, s’installe quelque part sur la côte, s’introduit dans l’île en douce et lui fait son affaire. Tout ça, je croie n’a rien d’impossible.

   - C’est possible, en effet, admit Weston. Et si vous avez deviné juste, la preuve dot être facile. Votre homme est-il venu dans l’île à pied ou en bateau ? Je penche pour le bateau. Ce bateau, il a bien fallu qu’il le loue quelque part. Une enquête rapide doit nous apprendre où. »

   Poirot se taisait. Weston se décida à lui demander ce qu’il pensait de la théorie de Colgate.

   « A mon avis, dit lentement Poirot, elle laisse une trop grande part au hasard : l’assassin aurait pris trop de risques. Et puis, il y a là-dedans quelque chose qui ne colle pas ! J’ai beau faire, je ne vois pas l’homme… cet homme ivre de rage et de jalousie…

   - Ce ne serait pas le premier qu’elle aurait rendu maboul, dit Colgate. Regardez Redfern.

   - Je sais, fit Poirot. Pourtant…

   - Pourtant ? »

   Poirot fit la grimace, fronça les sourcils et dit :

   « Il y a dans tout ça quelque chose qui nous échappe… »

 

Descriptif

Editions Librairie des Champs-Elysées Le Masque 351 année 1989 ISBN 2702418279, Assez Bon Etat général, couverture souple, tranche et dos moyennement passés et marqués, intérieur assez frais, tranches des pages un peu salies et jaunies, livre d’occasion broché format poche de 11,2x16,7 cm, 256 pages



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