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NAA Corinne – Appartement 913

Réf: pt-pp12206
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Description
Avis

Extraits

1/   Bref, Simon lui vend donc un pétard pour une somme astronomique, Samy voulait avoir de quoi se défendre contre les dealers, des mecs en général pas commodes qui ont la main leste. Il portait l’arme contre ses reins, ça le rassurait, il y avait des balles dedans, des vraies, je crois que le flingue lui donnait un sentiment de puissance. Le soir, il le rangeait dans un des tiroirs de sa commode, fermé à clé.

   Et puis un jour, plus rien.

   Disparu le revolver.

   Samy se penche, il croit avoir des hallucinations, c’est une période critique pour lui, il travaille encore pour Marie, au magasin, mais la poudre fait son chemin et le rattrape. Samy est en équilibre, il tente coûte que coûte de maintenir le cap, il a des périodes où il peut se passer de came pendant quelques jours, voire des semaines. Puis, sans que l’on sache vraiment pourquoi, c’est la rechute. Samy déserte, il ne vient pas travailler, sans prévenir. Marie s’inquiète, même si elle sait où le trouver.

   Dans une des caves de l’escalier B.

   Samy s’affole, tout de suite il m’en parle, complètement paniqué. J’ai du mal à le maitriser, c’est bien dans ce tiroir-là que tu l’as déposé hier soir, tu en es sûr ? Samy est formel. Moi, je suis sceptique. Mais je n’ai que sa parole, alors je fais avec. Si le revolver a été déposé dans le tiroir et qu’il n’y est plus ce matin, c’est donc que quelqu’un s’est servi.

   Quelqu’un de la famille.

 

2/   Si j’ai entendu parler de l’affaire Boulmerka ?

   Non non, je n’ouvre pas aux inconnus. Montrez-moi d’abord votre carte de presse. Plus près, s’il vous plaît… Bon sang, elles sont passées où ces lunettes, je ne suis pas foutu de voir à dix mètres sans mes montures. D’accord, je vous laisse entrer mais cinq minutes, hein ! D’ailleurs, je n’ai rien à déclarer. Ne faites pas attention au désordre, je me suis levé tard ce matin. Dites, ça vous embêterait d’enlever vos chaussures ? J’ai des patins, avec vos talons, vous allez rayer le parquet.

   N’ayez pas peur, il aboie mais il ne mord pas, hein mon Pépère ? Il est beau, n’est-ce pas ? J’ai trouvé ce chien à moitié mort derrière le local à poubelles, maigre comme un clou. Vous non plus vous n’êtes pas épaisse, vous vous nourrissez correctement, j’espère… Et cette tenue ! Non mais franchement, de mon temps, les jeunes avaient du respect. Même pour les saisons. Aujourd’hui, il a beau faire moins vingt, ils traînent tous en tee-shirt. Je ne sais pas pourquoi je vous dis ça, je m’en fiche complètement, surtout des jeunes. Ils me font peur. C’est à cause d’eau que je ne sors plus. Ils veulent tous me faire la peau. Il y en a qui me lancent des cailloux et m’insultent. Mes pneus de voiture ? Crevés toutes les semaines. Depuis, j’ai revendu ma trois portes.

 

3/   Résumé

   Entre grisaille et béton, la cité des Fleurs est un lieu de naufrage et de violence où s’est échoué le corps criblé de balles de Samy Boulmerka. Aussitôt son cadavre découvert dans la cave d’un immeuble, les suppositions s’accumulent : s’agit-il d’un règlement de comptes entre dealers ? D’un crime passionnel ? Géraldine, la journaliste venue enquêter, s’attache à retrouver, derrière le rebelle sans scrupules, le vrai visage de Samy : celui d’un adolescent meurtri par des années de douleur familiale, qui a cherché sa place dans un univers urbain et froid où l’ennui pousse comme du chiendent.

   Contre toute attente, expliquer la mort de Samy va la conduire sur la piste d’un drame digne des plus grandes tragédies humaines…

 

Descriptif

Editions Pocket Policier 12206 année 2005 ISBN 226614247X, Bon Etat général, couverture souple, tranche et dos un peu passés et marqués, pages moyennement jaunies, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché format poche de 11,2x17,8 cm, 192 pages



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