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PETERS Ellis – Mrs. Felse joue en solo

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Description
Avis

Titre original « The grass widow’s tale » Ellis Peters 1968

Traduit de l’anglais par Anne-Marie Carrière

Extrait

1/   Bunty avait beaucoup d’amies ; elle aurait pu les appeler. Mais devant elles, elle se serait sentie obligée d’offrir un visage serein, un comportement normal et de garder ses sombres pensées pour elle. On n’inflige pas aux amis l’image navrante d’une inconnue qui a déjà un pied dans la tombe. Mieux vaut se cacher le temps de la crise, en étant même à ce stade, à peu près sûre qu’elle ne durera pas, et attendre pour émerger d’être redevenue soi-même, telle que les autres vous connaissent, en état de partager leur compagnie.

   Non, dans ces moment-là, vous avez besoin de la présence d’un étranger rencontré dans un train et que vous ne reverrez jamais, l’un de ces confidents occasionnels dans le confessionnal éphémère de cette vie, où, contrairement à toute attente, les âmes sont souvent sauvées.

   C’est pour cette raison qu’elle opta, ce samedi d’octobre, pour une longue promenade solitaire, en évitant soigneusement les endroits trop familiers et les lieux fréquentés par ses amies. Depuis midi le ciel avait pris une couleur tourterelle, l’air était immobile, rafraîchi par le crépuscule jusqu’à la limite du givre, sans jamais l’atteindre.

 

2/   Une main effleura son épaule et rabattit violemment le coffre de la voiture. Si jamais Bunty avait eu une chance de faire demi-tour et de prendre ses jambes à son cou, avec l’espoir d’éviter une poursuite à travers le parc, il était déjà trop tard. L’occasion était passée ; elle resta là, incapable d’émettre un son ou de faire le moindre geste, pétrifiée d’horreur.

   Elle n’avait rien entendu, rien vu excepté le corps fragile et contorsionné ; mais quelque chose avait alerté le conducteur ; un courant d’air froid lorsqu’elle avait ouvert la portière, un léger déclic de la serrure, ou peut-être un instinct de conservation inconscient qui ne faisait pas appel à ses sens. Il se tenait derrière elle mais avait reculé pour éviter son contact, au cas où le choc aurait donné à Bunty la force de se rebeller.

   En silence, il contourna la voiture de façon à lui montrer, sans être aperçu par d’éventuels importuns en cet instant critique, le petit pistolet noir qu’il pointait dans sa direction, droit vers son cœur. Sa main ne tremblait pas. Et la preuve, dissimulée mais hélas si présente, que l’arme était chargée et qu’il savait s’en servir, était là, dans le coffre.

 

3/   Résumé

   « Ce n’est pas moi qui ai l’habitude de me frotter à la pègre », ironise Bunty Felse en embrassant son inspecteur de mari qui l’abandonne une fois de plus pour une mission urgente à Londres. Mais il ne faut jamais jurer de rien, la vie peut réserver bien des surprises… Demeurée seule à la maison, Bunty cède soudain à la déprime. Elle soufflera demain quarante et une bougies et, depuis que leur fils Dominic vole de ses propres ailes, elle se sent affreusement inutile.

   Pour étourdir ses idées noires, Bunty se rend au pub du coin où, au hasard d’une rencontre avec un étranger quelque peu bizarre, elle va se trouver impliquée dans une ténébreuse affaire.

 

Descriptif                                           

Editions 10/18 Grands détectives 2831 année 1997 ISBN 2264025018, Bon état général, couverture souple, tranche et dos légèrement marqués et passés, intérieur frais, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché format poche de 11x17,8 cm, 256 pages



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