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STEEL Danielle – Rue de l’espoir

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Description
Avis

Titre original « The house on Hope Street » Danielle Steel, 2000.

Traduit de l’américain par Zoé Delcourt

Extrait 1

   Le lendemain matin, dès six heures trente, Jamie grimpa dans le lit à côté d’eux. Liz avait remis sa chemise de nuit et rouvert la porte avant de s’endormir. Jack dormait encore profondément, seulement vêtu de son pantalon de pyjama. La maison était silencieuse, mais Jamie, lui, avait hâte de descendre découvrir ses cadeaux.

   - Pas encore, mon bébé, lui chuchota Liz. Pourquoi ne te rendors-tu pas avec nous un moment ? Il fait encore nuit.

   - Quand est-ce que ce sera l’heure de descendre ? demanda-t-il à voix basse.

   - Encore au moins deux heures.

   Elle espérait le retenir aussi longtemps que possible au moins jusqu’à huit heures, si elle avait de la chance. Les autres étaient suffisamment grands pour ne plus avoir envie de se lever à l’aube.

   En fin de compte, Liz ramena le petit garçon surexcité dans sa chambre et l’embrassa avant de le laisser avec ses Lego.

   - Je viendrai te chercher quand le moment sera venu, promit-elle.

   Elle le quitta en pleine construction d’une maison et elle alla ss recoucher une heure près de Jack. Le lit était chaud et douillet, et elle sourit en se blottissant contre son mari.

   Il était un peu plus de huit heures lorsque Jack s’éveilla. Presque au même moment, Jamie revint dans leur chambre et annonça qu’il avait utilisé tous ses Lego. Liz embrassa son mari, qui lui sourit d’un air endormi, se remémorant les plaisirs de la nuit. Puis ils envoyèrent Jamie chercher les autres.

   - Tu es réveillée depuis longtemps ? s’enquit Jack en attirant Liz contre lui.

   - Jamie est venu à six heure et demie. Il a été très patient, mais je ne pense pas qu’il tienne encore longtemps.

   Cinq minutes plus tard, il était de retour dans leur chambre, so frère et ses sœurs à sa suite. Les filles paraissaient à moitié endormies ; quant à Peter, il avait passé un bras autour des épaules de son petit frère. Il savait combien ce dernier allait être heureux en découvrant le vélo que son père et lui avaient monté la veille, et il se réjouissait d’avance.

   - Allons, papa, debout, dit-il en souriant et en tirant sur les couvertures de son père.

 

Extrait 2

   La Saint-Valentin arriva. Jack était mort depuis sept semaines, et les enfants commençaient à se sentir un peu mieux. Liz avait parlé avec le psychologue de l’école des filles, qui lui avait expliqué qu’entre la sixième et la huitième semaine, les enfants passeraient un cap et retrouveraient en partie leur joie de vivre. Ils s’adapteraient à la situation, et pendant quelque temps Liz, elle, se sentirait encore plus mal, car elle prendrait pleinement conscience de la réalité de son deuil.

   Et tandis qu’elle pénétrait dans son bureau, le matin du 14 février, Liz comprit ce que la psychologue avait voulu dire. Jack avait toujours tenu à célébrer les fêtes selon la tradition : il lui achetait systématiquement des roses et un cadeau pour la Saint-Valentin. Mais cette année, tout était différent. Ce jour-là, elle devait aller au tribunal à deux reprises, chose qu’elle trouvait de plus en plus difficile. L’animosité de ses clients vis-à-vis de leurs conjoints lui paraissait excessive, et les petits jeux cruels auxquels ils se livraient pour se venger – ou auxquels ils lui demandaient de se livrer à leur place – lui semblaient absurdes. Elle commençait à détester le cabinet et en venait à se demander pourquoi elle avait laissé Jack la convaincre de se spécialiser en droit familial.

   Elle s’en était ouverte à Victoria lors de leur dernière conversation. Les jeunes femmes avaient du mal à se voir, car toutes deux étaient très occupées durant la journée, mais elles parvenaient tout de même à s’appeler régulièrement, tard le soir.

   - Quel autre domaine préférerais-tu ? avait demandé Victoria. Quand j’étais dans la responsabilité civile, tu me disais toujours que tu détestais ça, et je ne te vois pas faire du pénal.

   - Il existe d’autres spécialités. Je ne sais pas, peut-être quelque chose en rapport avec les enfants. Tous mes clients ne pensent qu’à une chose : se faire des crasses. Ils en oublient leurs enfants.

   La protection de l’enfance était un domaine qui l’avait toujours attirée, mais Jack lui avait vite répondu que cela ne rapportait guère. Ce n’était pas un homme intéressé, mais il avait le sens pratique, et ils avaient cinq enfants à nourrir. Les divorces rapportaient bien ; ils ne pouvaient se permettre d’ignorer cet aspect des choses.

 

Descriptif

Editions France Loisirs année 2003 ISBN 274416268X, assez bon état général, un nom au stylo sur la page de garde, Jaquette, couverture rigide, tranche et dos un peu passés et marqués, intérieur frais, tranche un peu oblique, livre d’occasion relié grand format de 13,5x20,7 cm, 322 pages   



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